Pourquoi suis-je devenu membre de l’association APPAFP ?

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Il y a très très longtemps mes grands-parents paternels avaient un terrain. Au décès du patriarche,le dit terrain est devenu la propriété de son épouse et de ses deux enfants, dont mon père.Sur ce terrain, il y avait seulement un garage, que ma grand-mère a mis en location à Monsieur X contre un loyer qui soit dit en passant n’a jamais été honoré.

Mon père a décidé de racheter la part de sa mère et de sa sœur.Il s’est donc retrouvé l’unique propriétaire de ce terrain, mais toujours occupé par  ce Monsieur X.

Les années ont passé, et lorsqu’il a voulu récupérer son bien, monsieur X n’a pas été d’accord pour vider les lieux. Il a fait fort d’arguments pour faire savoir qu’ayant occupé le terrain depuis plusieurs années, il en était devenu propriétaire et en avait toute jouissance.

Alors une guerre de procédures administratives a commencé entre mon père et ce spolieur.

Procès à Pondichéry, appel à Madras, contre appel à New Delhi, ils ont tous été en faveur de mon père.

N’étant pas sur place et résidant en France, il n’a pu appliquer les ordonnances. Il y a eu prescription sur les délais de mise en vigueur des décisions prises lors des jugements. Monsieur X est resté en possession de ce terrain.

A ce jour mon père est décédé ainsi que Monsieur X. Où en est cette affaire ?

Voilà ce que j’ai appris :

Actuellement le terrain a été divisé en deux parcelles . Sur l’une d’elles, a été érigé un immeuble qui appartient à l’épouse de Monsieur X. L’autre parcelle appartenant à l’un des héritiers de Mr X a été vendue en bonne et due forme à une tierce personne.Je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est un vrai casse-tête.

Aux yeux de l’administration locale, l’épouse du vrai propriétaire et ses enfants ne sont plus les héritiers de ce terrain.Il va falloir prouver qu’ils sont biens les propriétaires, et cela va être du sport.

C’est pour cette raison que je suis devenu membre de l’association. Avec elle je vais me lancer dans des procédures qui j’espère me permettra de récupérer le bien de mon père.

Sans l’aide de l’APPAFP,  je n’aurai pu connaître toutes les ficelles de l’administration. L’association est pour moi un point fort dans mes démarches et elle me sera d’un grand soutien.

En conclusion, ne laissez pas usurper vos biens. Ils sont à vous et pensez à vos descendants. Parlez-en aux membres de votre famille, et n’attendez pas le nombre des années pour réagir.

Vous gagnerez du temps et de l’argent.

 

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Quand pourrons-nous vivre en paix à Pondichéry ?

Je voudrais sensibiliser l’opinion sur une question qui a trait aux biens familiaux détenus par les Pondichériens, ceux notamment vivant en France et rentrant périodiquement au pays, en vacances, afin de retrouver souvent leurs vieux parents.

Une association a été créée début 2012, l’APPAFP (Association pour la Protection des Patrimoines et de l’Amitié Franco-pondichériens ). Elle fait suite à de nombreuses spoliations des biens des Franco-pondichériens.

Le Consulat français et quelques hauts dignitaires indiens appelés à la rescousse sont intervenus pour faire respecter la loi, visant à déloger des squatters, cette loi tant de fois bafouée par la Police elle-même, chargée pourtant de maintenir l’ordre à l’endroit des contrevenants. Des résultats positifs ont été remarqués récemment, grâce à l’intervention de ces autorités.

Dans cette enclave qu’est Pondichéry régnait, naguère, une relative sécurité des biens et une certaine éthique chez les citadins, car nombreuses étaient les familles, à cette époque, faut-il le préciser, catholiques, hindouistes, musulmans, qui s’entraidaient volontiers dans une fratrie heureuse;

Mais quelques décennies plus tard, beaucoup ont dû assister à une dégradation rapide des mœurs, au manque de respect et aux incivilités et usurpations de toutes sortes.

Le souhait ardent que les Pondichériens peuvent formuler c’est une harmonisation des relations avec les citadins du pays grâce à une réelle coopération civique et en collaboration étroite avec les autorités, ce qui contribuerait à une meilleure image de la situation du comptoir indien.

Mais aujourd’hui, la détérioration de cette relation fraternelle par la cupidité et la corruption a poussé les Franco-Pondichériens à se défier d’un grand nombre de Pondichériens.

Aujourd’hui, Nous, Franco-Pondichériens, en arrivons à nous poser cette question légitime : « quand pourrons-nous vivre en paix à Pondichéry ? »

Témoignage Daniel Mangeny

Maison_danielJ’avais logé gratuitement ma tante dans notre maison familiale, à Pondichéry, en attendant  qu’elle répare son toit qui s’était effondré. Nous avions  signé un contrat de location d’ 1 an pour qu’elle soit en règle .A la demande de ma tante, j’ai accepté de mettre provisoirement son ami  dans le garage de la maison, le temps qu’il s’installe dans son nouveau local puis je suis retourné en France.

Mais  ma tante et ses amis, des bandits de quartier, ont profité de ma naïveté pour transformer mon garage en agence de voyage sans mon accord.

Je suis reparti à Pondichéry pour les faire expulser par la police d’Oudean salai. Mais les policiers n’ont pas voulu prendre ma plainte .En insistant plusieurs fois, j’ai réussi à rencontrer le responsable de la police.

Quand les squatteurs ont été convoqués, ils ont prétexté avoir un contrat de location.

J’ai demandé à voir ce contrat tout de suite car je savais qu’ils n’en avaient pas .Mais le responsable de police a refusé et leur a donné 6 jours pour amener ce contrat de location. J’ai fini par comprendre pourquoi. Durant ce délai,les squatteurs ont fabriqué un faux contrat de location et ont porté plainte contre moi pour harcèlement au tribunal de Pondichéry.Le responsable de police m’a expliqué qu’il ne pouvait rien faire car c’était au tribunal de décider .Il a rajouté que si je gagnais le procès, il se ferait un plaisir de les expulser.

Les squatteurs m’ont expliqué que la justice indienne était très lente et que si je leur versais 400 000  roupies, ils annuleraient le procès et libéreraient mon garage. J’ai refusé leur chantage et j’ai rejoint l’association APPAFP.

Ils ont voulu poignarder Mr calai BERANGER, président de l’association APPAFP car il m’avait aidé à couper leur connexion illégale à mon compteur électrique. Lorsque la police est intervenue,nous avons été traités comme des criminels tandis que les agresseurs ricanaient.

L’association APPAFP a mis la pression sur mon avocat pour qu’il agisse vite.Finalement, 1 an après, le juge a annulé le procès fait contre moi. Cela signifiait qu’ils étaient considérés par la justice comme des squatteurs.

Nous avons demandé au responsable de la police d’Oudean salai de tenir sa promesse et d’expulser les squatteurs mais il nous a dit de faire une nouvelle procédure devant la justice malgré les protestations de  notre avocat. Nous avons vu son supérieur qui a souligné qu’il y avait plein de cas de squatte à Pondichéry.Je ne comprenais pas pourquoi il ne faisait rien contre ce fléau si la police était au courant.Puis, j’ai compris qu’il attendait quelque chose de ma part pour agir.Nous avons quitté le bureau de police avec beaucoup de dégout.

Heureusement, l’association a contacté le Consul Général de France à Pondichéry, Mr Pierre FOURNIER, qui nous a soutenus en se portant  garant de ma propriété et a demandé à le faire savoir au voisinage. Il comptait se mettre en relation avec le lieutenant- gouverneur et les hautes autorités policières de Pondichéry pour faire expulser les squatteurs.

Aujourd’hui, je suis en colère contre ma propre famille qui m’a trahi alors que je l’ai aidée.

Je suis en colère contre mon voisinage qui avertissait les bandits de ma présence pour que je sois constamment menacé.

Je suis encore plus en colère contre la police d’Oudean salai qui n’a pas fait son travail .Si le responsable de police avait demandé aux squatteurs d’apporter tout de suite le contrat de location, tous auraient vu que c’étaient des menteurs .Ils auraient été expulsés et mon problème serait fini ce jour-là !

Quand je raconte à mon  entourage  la réaction du responsable de police concernant les 6 jours, tous, sans exception, me donnent la même réponse.

Et vous, quelle est votre réponse ?