Témoignage de Clément MARY

Je suis Français d’origine Indienne, j’ai des problèmes comme d’autres Franco-Pondichériens concernant mon patrimoine à Pondichéry.

Il y a quelques années, j’avais loué ma maison à un ami de la famille qui était dans le besoin. A l’époque il n’y avait pas de contrat de bail, car nous faisions mutuellement confiance. Un simple accord verbal avait été convenu entre le locataire et ma famille : lui et sa famille devaient libérer ma maison sans condition dès que je pourrais m’installer au pays .Il s’était engagé solennellement à le faire.

Après le décès de ce locataire, sa femme continuait à demeurer dans ma maison en attendant, selon ses propos, que sa propre maison soit construite. C’était un mensonge et lorsque je me suis rendu
compte de la supercherie, ma femme et moi sommes partis à Pondichéry et avons rendu visite
à notre locataire. Elle nous a répondu que nous avion rien à faire dans ce pays et de retourner vivre
en France. Puis elle a dit à ma femme qu’elle deviendrait veuve si nous nous installions dans notre maison.

Je n’ai pas pu les expulser car la famille a obtenu le soutien d’un élu politique local qui m’a
proposé d’acquérir ma maison pour une modique somme et m’a prévenu que si je portais cette affaire au Tribunal le procès sera interminable.
Cette méthode est courante de voir les locataires et ses complices forcer les victimes à vendre
leurs biens pour une bouchée de pain ou de leur payer une forte somme pour quitter les lieux.

J’ai refusé son chantage et je suis allé rendre compte au consulat de France à Pondichéry.
Malheureusement, le Consul adjoint m’a répondu que ce n’était pas de leur ressort et qu’il fallait
s’adresser à la justice indienne. Sa réponse m’avait terriblement déçue et je me sentais trahi par
les autorités françaises

Cette locataire est, comme moi, une Française d’origine indienne et ses enfants vivent en France et
travaillent à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Ce qui me répugne c’est de savoir que ces
gens malhonnêtes s’amusent à tromper leur entourage amical et professionnel en donnant une
image de bons citoyens alors qu’ils sont responsables de mon malheur. Ce qui me répugne, c’est d’avoir tendu la main à des escrocs.

Chaque fois que nous nous rendons à Pondichéry, nous sommes obligés de prendre une chambre meublée en location avec un minimum de confort entre 15 000 17 000 roupies par mois . L’année dernière nous avons payé 22 000 roupies pour une chambre (sans fenêtre, canalisations défectueuses et mal entretenues) alors que ma locataire verse à la Banque un loyer mensuel de 1500 roupies.

Malgré tout, je n’ai pas baissé les bras et je suis devenu secrétaire de l’association « APPAFP »
Aujourd’hui, je ne suis plus seul et j’ai porté plainte contre cette famille .
En attendant que justice soit faite en ma faveur grâce au soutien de mes proches et de l’association,
j’aide activement les autres membres à résoudre leurs problèmes.

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