Evacuation du garage de la famille Mangeny Albert

Garage de  Mr Daniel  MANGENY récupéré au squatteur.

Garage de Mr Daniel MANGENY récupéré au squatteur.

Le représentant du consulat de France à Pondichéry, Mr Ananth Ramanathan, a informé le président de l’association APPAFP, Mr calai Beranger que le Chief Secretary de Pondichéry, Mr Chetan B. Sanghi, l’avait  convié à une réunion en présence du thasildar (magistrat) et d’un haut fonctionnaire de police. Après étude de mon dossier, le Chief Secretary avait décidé qu’à mon arrivée à Pondichéry, il ferait évacuer mon garage squatté par Abraham Ramesh car j’étais le propriétaire. Il avait rajouté que si le squatteur voulait ré-ouvrir le procès ou en faire un autre contre moi, cela ne devait pas empêcher son expulsion .Il avait souligné qu’aucune décision de tribunal n’interdisait à la police de m’aider à libérer les lieux.

Heureux de cette décision, je suis donc venu à Pondichéry le 22 septembre 2013 en compagnie de Mr Calai Beranger.

Nous avons rencontré le nouveau Consul général de France, Mr Philippe Janvier-Kamiyama ainsi que Mr Ananth Ramanathan qui suit mon dossier depuis que la cour de Pondichéry a tranché en ma faveur le 21 juin 2012.

La discussion s’est portée sur l’association APPAFP et les  nombreux problèmes de squatte et de spoliation rencontrés à Pondichéry.

Puis Mr Ramanathan nous a pris rendez-vous avec l’assistant personnel du chief secretary, Mr Gandhi, pour demander l’application de l’évacuation du garage. Mr Ramanathan  étant occupé, nous y sommes allés sans lui.

Mais  Mr Gandhi, prétextant ne pas se rappeler de la décision prise par son responsable nous a empêché de voir le Chief Secretary et nous a demandé de  rencontrer d’abord le thasildar(Magistrat), Mr Ramesh. Ce dernier, à son tour, nous a raconté, avec dédain, qu’il n’avait pas assisté à la réunion organisé par le Chief Secretary. Il ne s’est pas intéressé au jugement en ma faveur et  a insisté sur le fait que le squatteur Abraham Ramesh avait un contrat de location de ma part sans vérifier ses propos. Il nous a demandé  de revenir le voir le lendemain.

Agacés par ces comportements  douteux, nous avons demandé l’aide de Mr Ramanath qui l’a rappelé aussitôt et lui a rafraîchis la mémoire au sujet de la réunion avec le Chief Secretary. Puis Mr Ramanathan nous a expliqué qu’il n’y aurait pas de soucis.

Le lendemain, nous avons rencontré le thasildar comme convenu .Nous étions accompagnés du secrétaire de l’association APPAFP, Mr Dambrun, de la présidente de l’association APIOFNP, Mme Annibal et de son mari, Mr Annibal, membre d’honneur de l’association APIOFNP. Le thasildar nous a expliqué qu’Abraham Ramesh avait fait une demande d’ouverture du procès contre moi. Nous lui avons expliqué que cette demande avait été refusé par la cour de Pondichéry et que dans le cas contraire, cela n’empêchait pas son expulsion .Mais il refusé d’appliquer la décision du Chief Secretary  et nous a demandé de rencontrer le revenu officer, Mr Satchiadanantham avec la preuve que  la demande de réouverture du squatteur avait  été refusée par la cour de Pondichéry.

Nous sommes sortis avec l’impression qu’il nous faisait tourner en rond.

Le lendemain, mon avocat nous a accompagnés chez le revenu officer pour lui expliquer que la demande de réouverture du squatteur avait été refusée oralement par le juge de la cour de Pondichéry. Malgré les confirmations de mon avocat et la lecture du jugement en ma faveur, le revenu officer a  lui aussi refusé d’exécuter l’ordre du Chief Secretary. Lui non plus n’avait pas pris la peine de vérifier les propos du squatteur.

Nous avons de nouveau téléphoné à Mr Ramanathan qui a aussitôt pris rendez-vous avec le Chief Secretary. Le mardi 1 octobre, Mr Beranger, devant quitter Pondichéry, a demandé  à  Mr Ramanathan de gérer mon cas en son absence et de m’accompagner chez le Chief Secretary.

Une fois de plus, l’assistant personnel du Chief Secretary a tenté d’influencer Mr Ramanathan en lui expliquant discrètement que j’avais fait un contrat de location avec le squatteur sans apporter aucune preuve mais le représentant du consulat ne l’a pas écouté. Puis le Chief Secretary nous a reçu chaleureusement et m’a expliqué que le gouvernement de Pondichéry était là pour me protéger et protéger ma propriété. Il  a ensuite téléphoné au Collector de Pondichéry, Mr Deepak Kumar , pour nous recevoir immédiatement.

Mr Ramanthan ne pouvant m’assister, Mr Annibal et moi sommes partis chez le Collector. Nous y avons croisé le sub inspector d’Oudean salai qui sortait du bureau de Mr Deepak en étant mal à l’aise. Nous avons ensuite rencontré Mr Deepak  accompagné du revenu officer qui faisait basse mine .Nous avons fixé ensemble la date d’évacuation au  jeudi  3 octobre à 10 h puis il a ordonné au revenu officer d’exécuter  cette évacuation à  cette date .Il  nous a ensuite demandé de rencontrer le sub inspector d’Oudean salai pour lui demander d’être présent à cette date.

Malheureusement, le sub inspector d’Oudean salai a refusé d’appliquer l’ordre du Colletor en expliquant que j’avais un contrat de location avec le squatteur sans en apporter les preuves .Pui sil a essayait de nous déstabiliser en me demandant de raconter tout depuis le début et en tentant de cacher mes preuves du jugement dans ses affaires. Il nous a ensuite expliqué qu’il ne pouvait rien faire sans la présence du revenu officer.

Il était clair que la police d’Oudean salai  était de connivence  avec le squatteur Abraham Ramesh.

Le jeudi à  3 octobre à 10h, nous sommes allés chercher le revenu officer .Malheureusement il était parti à Madras ave le Collector. Déçus par ce manque de sérieux, nous avons reporté l’expulsion au lendemain.

Vendredi 4 octobre à 15h30, nous avons rencontré le revenu officer. Malgré l’ordre donné par le Collector, ce dernier a refusé de nous accompagner et nous a demandé d’écrire un courrier signalant que, sous ses conseils, nous demandions l’aide de la police pendant l’évacuation du  garage. Il a refusé d’apposer sa signature sur cette lettre. Nous sommes partis dépités à la police avec ce courrier fait à la va-vite et signé seulement par moi.

A la police d’Ouden Salai, nous avons été  confronté à la mauvaise foi du sub inspector, soutenu par le thasildar et 2 autres gradés .Un haut fonctionnaire de police était présent et arbitrait le débat. Mr Annibal leur a lu la déclaration du jugement en ma faveur et leur a lu la lettre conseillée par le revenu offcicer. Mais tous ces individus ont tenté de nous déstabiliser en soutenant les propos du squatteur.

Finalement, Nous leur avons expliqué que nous avions apporté toutes nos preuves à leur demande mais qu’ils n’avaient demandé aucune preuve  au squatteur pour tous ces propos. Nous leur avons demandé où étaient les preuves  du squatteur.

Le haut fonctionnaire de police a alors pris la parole et leur a ordonné de nous protéger pendant l’évacuation du garage.

Vers 17h, Mr Annibal m’a déposé devant mon garage où  m’attendait Mme Annibal, présidente de l’association APIOFNP, Mr Ramanthan, représentant du Consulat français à Pondichéry, ainsi que des présidents d’autres associations de Pondichéry. Les médias télévisés et des journalistes de presse  étaient présents pour assister à l’évacuation du garage.

Le thasildar en voiture et 2 policiers en motos sont venus  se sont positionnés très loin du garage puis ont rapidement quitté les lieux. Devant les habitants ébahis, le cadenas du squatteur a été coupé puis nous avons vidés ensemble  le garage de tous les objets du squatteur. Ces objets  ont été déposés avec soin devant ma propriété.

La banderole de l’association APIOFNP a été placée sur le balcon de ma propriété. Ce lieu de squatte est devenu le siège social de l’association contre les spoliations et les squattes des propriétés des Franco-Pondichériens.

J’ai fermé le garage avec mon propre cadenas .Tous les présidents des associations présents se sont tous félicités et m’ont félicité puis ils se sont retirés.

Le lendemain, toutes les affaires du squatteur avaient disparues. Mr Annibal m’a envoyé des hommes pour retirer les portes et la devanture posée par le squatteur dans mon garage, j’ai refermé la porte du garage avec  mon cadenas puis des maçons sont venus faire un mur pour boucher l’entrée du garage.

Je suis reparti de Pondichéry  après avoir remercié  la présidente de l’association APIOFNP, Mme Annibal ainsi que Mr Annibal pour leur aide précieuse, Mr Ananth Ramanthan, représentant du Consulat en France, pour son soutien indéfectible et les présidents des associations de Pondichéry  qui ont répondu présent lors de ce grand jour. J’ai remercié les amis qui m’ont aidé, puis arrivé en France, j’ai remercié la personne qui est à l’origine de cette victoire, Mr Calai BERANGER, président de l’association APPAFP.

Grâce au courage et à la détermination de toutes ces personnes, la propriété familiale est enfin libérée de ces escrocs.

 

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