Témoignage Daniel Mangeny

Maison_danielJ’avais logé gratuitement ma tante dans notre maison familiale, à Pondichéry, en attendant  qu’elle répare son toit qui s’était effondré. Nous avions  signé un contrat de location d’ 1 an pour qu’elle soit en règle .A la demande de ma tante, j’ai accepté de mettre provisoirement son ami  dans le garage de la maison, le temps qu’il s’installe dans son nouveau local puis je suis retourné en France.

Mais  ma tante et ses amis, des bandits de quartier, ont profité de ma naïveté pour transformer mon garage en agence de voyage sans mon accord.

Je suis reparti à Pondichéry pour les faire expulser par la police d’Oudean salai. Mais les policiers n’ont pas voulu prendre ma plainte .En insistant plusieurs fois, j’ai réussi à rencontrer le responsable de la police.

Quand les squatteurs ont été convoqués, ils ont prétexté avoir un contrat de location.

J’ai demandé à voir ce contrat tout de suite car je savais qu’ils n’en avaient pas .Mais le responsable de police a refusé et leur a donné 6 jours pour amener ce contrat de location. J’ai fini par comprendre pourquoi. Durant ce délai,les squatteurs ont fabriqué un faux contrat de location et ont porté plainte contre moi pour harcèlement au tribunal de Pondichéry.Le responsable de police m’a expliqué qu’il ne pouvait rien faire car c’était au tribunal de décider .Il a rajouté que si je gagnais le procès, il se ferait un plaisir de les expulser.

Les squatteurs m’ont expliqué que la justice indienne était très lente et que si je leur versais 400 000  roupies, ils annuleraient le procès et libéreraient mon garage. J’ai refusé leur chantage et j’ai rejoint l’association APPAFP.

Ils ont voulu poignarder Mr calai BERANGER, président de l’association APPAFP car il m’avait aidé à couper leur connexion illégale à mon compteur électrique. Lorsque la police est intervenue,nous avons été traités comme des criminels tandis que les agresseurs ricanaient.

L’association APPAFP a mis la pression sur mon avocat pour qu’il agisse vite.Finalement, 1 an après, le juge a annulé le procès fait contre moi. Cela signifiait qu’ils étaient considérés par la justice comme des squatteurs.

Nous avons demandé au responsable de la police d’Oudean salai de tenir sa promesse et d’expulser les squatteurs mais il nous a dit de faire une nouvelle procédure devant la justice malgré les protestations de  notre avocat. Nous avons vu son supérieur qui a souligné qu’il y avait plein de cas de squatte à Pondichéry.Je ne comprenais pas pourquoi il ne faisait rien contre ce fléau si la police était au courant.Puis, j’ai compris qu’il attendait quelque chose de ma part pour agir.Nous avons quitté le bureau de police avec beaucoup de dégout.

Heureusement, l’association a contacté le Consul Général de France à Pondichéry, Mr Pierre FOURNIER, qui nous a soutenus en se portant  garant de ma propriété et a demandé à le faire savoir au voisinage. Il comptait se mettre en relation avec le lieutenant- gouverneur et les hautes autorités policières de Pondichéry pour faire expulser les squatteurs.

Aujourd’hui, je suis en colère contre ma propre famille qui m’a trahi alors que je l’ai aidée.

Je suis en colère contre mon voisinage qui avertissait les bandits de ma présence pour que je sois constamment menacé.

Je suis encore plus en colère contre la police d’Oudean salai qui n’a pas fait son travail .Si le responsable de police avait demandé aux squatteurs d’apporter tout de suite le contrat de location, tous auraient vu que c’étaient des menteurs .Ils auraient été expulsés et mon problème serait fini ce jour-là !

Quand je raconte à mon  entourage  la réaction du responsable de police concernant les 6 jours, tous, sans exception, me donnent la même réponse.

Et vous, quelle est votre réponse ?

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